World Baseball Classic : un bilan après l'élimination des Bleus

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Comme l'ensemble des rêves les plus fous, le moment du réveil est toujours douloureux. Cette campagne floridienne de nos garçons de l'équipe de France vient de s'achever brutalement malgré leur motivation débordante. Certes, il y a eu des erreurs physiques, des erreurs mentales qui comme à chaque fois ont coutées très chères, mais ce sont surtout des joueurs motivés que j'ai vu sur le terrain et qui n'ont pas volés leur place ;

Un Patrice Briones, tendu, mais avec la lourde tâche de débuter ce tournoi et de porter sur ces épaules expérimentées toute cette pression accumulée par le groupe ; un Matthieu Brelle agile, alternant avec brio fastball et change up ; un Thomas Meley sans complexe, heureux et brillant, maitrisant son monticule ; un Fred Hanvi agressif, serein devant le marbre et dans son champ extérieur ; un Andy Paz solide derrière le marbre ; un Maxime Lefevre avec un présence monstrueuse dans l'infield... Pour ne citer qu'eux. Cette équipe de France avait de la classe oui. Malgré les critiques assez sévères des commentateurs sur son jeu, elle avait toute sa place dans ce tournoi et l'a montré plus brillamment dans le match face à l'Afrique du Sud. Il s'en ait manqué de peu. La manière y était, mais ce cruel manque de constance de nos lanceurs nous a couté cher.

Dans cette onzième manche, cette malédiction gauloise a fait encore des siennes. Le ciel qui nous tombait sur la tête depuis le début du playball a sonné la fin de cette délicieuse aventure. Comme un gout d'inachevé, une sensation que l'on aurait et pouvait faire mieux.

Je reste partagé également. L'évènement n'a pas déplacé les foules, que ce soit à Jupiter (les tribunes semblaient désespérément  vides) comme dans les média français. Cela restera à jamais gravé dans les mémoires des joueurs et dans les tablettes de la FFBS et sera considéré comme un moment majeur pour une poignée d'amoureux du baseball en France.

Je ne peux qu'imaginer que dans 4 ans nous soyons encore au rendez-vous. La grande leçon à tirer est pour nos jeunes joueurs. Ils peuvent désormais toucher ce rêve à force de travail. Ils pourront en faire partie, s'ils se donnent les moyens de leur ambition. Nous serons tous heureux de les voir réussir parmi Alexandre Roy et Andy Paz qui auraient gravis les échelons en minor league, Warren Coopman, Leonel Cespedes et Maxime Lefevre draftés quelques temps auparavant, Fred Hanvi après des saisons magistrales au Japon et en Australie.

En attendant, la réalité du Baseball nous rattrape. Il va falloir laver soi même ces chaussettes, repasser ces stirrup socks, trouver des Double Bubble gums, et payer sa licence. Cette joie me manquera, comme le plaisir affiché par Eric Gagné d'aider ces petits frenchies. La prochaine, c'est sur, ce sera mieux.

Laurent Geffroy, pour la FFBS.

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